--Qui a entendu le Pape François ?

Qui a entendu le Pape François ?

Le 6 septembre 2015, le pape François demande que : « chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d’Europe, accueille une famille de réfugiés ». Le 16 avril 2016, joignant le geste à la parole, en visite dans un camp de réfugiés sur l’île de Lesbos, il rentre au Vatican avec trois familles de syriens musulmans.

Courageux et volontaire, ce pape montre concrètement comment à notre époque on peut encore « s’aimer les uns les autres ». Surtout quand les uns ont les moyens d’accueillir et que les autres n’ont plus de toit. Mais nous, que pouvons-nous faire de cet appel ? Et si nous en avions la volonté et le courage, quel chemin faudrait-il emprunter ? Héberger, nourrir, former, accompagner ou soigner peut-être ?

Compliqué diront certains. Mais, à plusieurs, ce devrait être plus facile. Et dans une paroisse, on n’est jamais seul. C’est certainement ce que le pape a voulu dire. Il n’a pas demandé à chacun d’accueillir une famille, mais à une communauté paroissiale, religieuse ou monastique de le faire.

Un appel à démultiplier

J’ai l’intime conviction que beaucoup de Chrétiens et de non Chrétiens attendent, (là où cela n’a pas encore été fait), que cet appel du pape soit démultiplié et lancé. J’ai l’intime conviction qu’ils attendent des initiatives de ceux dont la mission est d’appeler, pour se rassembler et se mettre en route sur ce chemin de solidarité et d’amour.

Si ceux qui doivent appeler, appellent, ceux qui doivent répondre, répondront. Il y aura peut-être des peurs à surmonter, des frilosités à réchauffer. De vraies bonnes excuses à dépasser. Des priorités à redéfinir. Des réunions à reporter. Des emplois du temps à bouleverser.

Urgence humanitaire

Mais aujourd’hui il y a urgence. Urgence humanitaire. Pas besoin de demander l’autorisation à qui que ce soit. Simplement s’organiser pour ne pas faire n’importe quoi, n’importe comment. Et faire en sorte que le message d’amour ne passe pas seulement par des paroles, des cérémonies ou des prières mais aussi par des actes.
Quoi qu’il en soit : Merci François.

Norbert MOUIREN

Contact : contact@motsenliberte.fr 

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